A notre Gribouille

On ne le verra plus attendre derrière la grille, galopant pour arriver le premier à la gamelle.

Gribouille, dans cette société féline matriarcale entre ses 4 "dames" était l'âme de la famille.

C'était lui, qui, du haut de ses 4 mois, n'hésitait pas à sortir dans la rue dès qu'il entendait ma voiture pour venir m'arracher des mains le sac de nourriture.

Le seul qui se laissait caresser et pour qui on gardait le secret espoir, un jour, de le ramener à la maison.

Il laisse seul Moustic, maintenant l'unique petit mâle de la maison, veiller sur sa maman, ses deux grandes soeurs et sa toute petite soeur.

Gribouille a quitté le petit coin de paradis qu'ils s'étaient créé pour rejoindre le trop grand Paradis des Chats.

Il respirait très mal depuis 3 jours mais était encore assez vigoureux pour ne pas se laisser attraper. Lundi 4 juin, c'est prostré sur le lieu de son abri de naissance, que j'ai pu enfin le prendre. Il s'est éteint dans la voiture qui le conduisait chez le vétérinaire. Il aurait été empoisonné par un raticide.

Vous l'auriez connu, vous l'auriez aimé.

Jusqu'à la fin, Gribouille n'aura rien perdu de sa superbe. Son port altier et sa jolie robe lustrée bleu-russe en auraient fait un chat magnifique.

Pendant ses 9 mois, il n'aura connu que les frimas de l'hiver, la capture, l'opération, la semi-prison de sa convalescence pour seulement un mois de liberté.

Triste fête des mères pour Nala.

On lui gardera une belle petite place dans notre coeur.

La suite : La vie reprend son cours